« Pour accompagner, il faut bien connaître le chemin »
Après 20 années de bons et loyaux services dans une administration publique, 20 années durant lesquelles j’ai eu le privilège de travailler dans les plus belles régions de notre beau pays : Rabat, Essaouira, Ouarzazate en passant par Marrakech, j’ai décidé de me lancer dans l’entreprenariat privé. Le conseil s’imposait comme choix de carrière compte tenu de mon expérience : Identifier les problèmes et proposer des solutions c’est ce que j’ai toujours fait. Travailler pendant 20 ans dans le secteur public inculque une certaine discipline procédurale qui n’est pas un luxe que ce soit pour assurer la coordination avec les services extérieurs pour le suivi d’un dossier d’investissement ou pour établir un diagnostic judicieux des problèmes d’une structure privée. A cette expertise s’ajoutent également un caractère curieux de nature et un perfectionnisme qui me permettent, lorsque je traite un dossier, de ne pas négliger les détails qui peuvent faire la différence.
Accompagner les investisseurs, en phase de prospection, d’études, de réalisation ou d’exploitation, nécessite une bonne dose d’empathie : en plus de l’aspect pragmatique du projet auquel les connaissances académiques et l’expertise peuvent répondre, la dimension humaine est également très présente dans notre métier. Quand on recommande à un investisseur de recadrer son idée qui lui tient tellement à cœur parce qu’elle n’est pas adaptée au contexte, il faut présenter les chiffres certes mais proposer aussi une alternative qui ne néglige pas la dimension émotionnelle qui a fait naître l’idée à abandonner. Pour convaincre un chef d’entreprise qui trouve que ses tableaux Excel lui suffisent amplement que sa structure doit se doter d’un ERP pour être plus efficace, il faut prendre en considération ce que cette décision implique en termes de perte de contrôle pour cette personne et penser à bien expliquer les tenant et les aboutissants du projet dans sa dimension décisionnelle.